Nouveau gouvernement, nouvelles promesses

Le 18 mai dernier, les noms des nouveaux ministres composant le gouvernement ont été dévoilés, après une longue attente, avec le report de 24 heures pour vérifier la transparence de ses nouveaux ministres qui ont déclaré honnêtement leurs revenus et leurs patrimoines pour éviter une nouvelle affaire Cahuzac. Mais la question ont-ils les compétences adéquates pour affronter tous les problèmes hérités du dernier gouvernement, et surtout le taux de chômage et les nouvelles reformes de la loi de travail qui font polémiques ses derniers jours. Comme l’exemple des salariés de Tati, prés de 1754 employés qui sont inquiets après la mise en redressement judiciaire de leur établissement, depuis le 4 mai dernier, et la nomination de deux administrateurs judiciaires.

Qui forme le nouveau gouvernement

Selon un sondage, six Français sur dix sont satisfaits du gouvernement, ils voient que l’équipe conduit par Edouard Philippe forme une sorte de renouvellement. Certes, 3 promesses de Macron sont tenues, un nouveau gouvernement portant une ère de renouvèlement, un gouvernement paritaire contenant autant de ministre femmes que de ministres hommes et 11 membres du gouvernement sur 22, sont issus de la société civile. Mais en plus de la diversité des différents ministres 3 venant du parti MoDem,4 Parti Socialiste, 2 parti radical gauche et 2 républicains. Mais malgré cela, l’absence de ministère des Droits des femmes comme promis, a été critiqué par certain.

Le ministère de l’Intérieur a été attribué au doyen Gerard Collomb, maire de Lyon depuis 15 ans, il a soutenu la candidature de Macron jusqu’au bout, il a même versé quelques larmes lors de l’investiture du nouveau président.

François Bayrou, nommé ministre d’État, garde des Sceaux et ministre de la Justice, ce dernier récolte le fruit de son ralliement au candidat de « En Marche ! », isolé de la vie politique depuis sa défaite aux élections présidentielles de 2007, deux fois ministres d’éducation dans les gouvernements de François Mitterrand et de Jacques Chirac, François Bayrou reprend le travail.

Nicolas Hulot a enfin accepté le poste de ministre d’Etat de la transition écologique et solidaire, le grand militant de l’a protection de l’environnement malgré qu’il a été courtisé par les trois anciens président, Hulot a toujours refusé le poste de ministre. Avec sa popularité chez les Français c’est un vrai coup de poker pour Macron.

Le ministère de travail a été attribué à Muriel Penicaud, n’étant pas du monde politique, elle est plutôt expérimentée dans la direction des entreprises, espérons qu’elle interviendra dans la procédure de redressement judiciaire de Tati, comme demandé par l’avocat des salariés Thomas Hollande. Et ceci avant fin mai, date fixée par le tribunal de commerce et de l’administrateur judiciaire pour l’examen des offres de reprise de l’enseigne.

Ministres de la société civile

Parmi les ministres issus de la société civile en plus de Nicolas Hulot et Muriel Penicaud, on trouve le ministre des Sport, l’escrimeuse Laura Flessel, ministre d’Éducation national Jean Michel Blanquier, ministre de la Culture Françoise Nyssen, ministre de l’Enseignement Supérieur et Recherche Frédérique Vidal ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia Antipolis, ministre du Transport Elizabeth Borne, et la ministre de la Santé Agnès Buzyn.