Les opérateurs télécoms accélèrent la réorganisation de leurs boutiques !

 

La réorganisation des opérateurs publics (Orange, Bouygues telecom, Paritel…) dans les pays en mutation a un effet certain sur les employés.

L’expansion sur de nouveaux marchés nécessite de nouvelles compétences et un redéploiement géographique des salariés vers les nouvelles filiales.

 

  Gain de productivité :

 

Pour réaliser les gains de productivité imposés par l’évolution des techniques et développement de la concurrence, elles entreprennent une politique de redéploiement interne de leurs effectifs.

   Secteur des télécommunications : structure du marché et performance

 

Depuis 2017, des centaines de personnes (représentant en moyenne un tiers du total des effectifs des sièges sociaux) y ont changé de fonction, par exemple pour passer d’un poste technique à une fonction commerciale.

 

   Organisation des métiers :

 

L’organisation des métiers y est profondément révisée. Les redéploiements s’effectuent pour moitié au profit des fonctions commerciales, puis, en importance numérique décroissante, vers les fonctions gestion et finances, informatique et management.

La mise en place des filiales a également eu des répercussions sur la distribution des salariés.

Le nombre moyen d’employés a diminué d’environ 4 % et d’environ 3 % à périmètre constant en moyenne, sans tenir compte de la filialisation de certaines activités.

 

    Effectifs :

 

Les effectifs moyens de ces filiales ont en contraste augmenté d’environ 20 %, alors que celui des ententes internationales s’est accru de plus de 52 % en moyenne.

Cette évolution a d’ailleurs représenté un important effort d’adaptation pour certains membres du personnel.

 

Ceux-ci, issus de l’administration des services de Postes et télécommunications, et bien qu’ils aient gardé leur statut de fonctionnaire, se sont progressivement vus entrer dans l’ère du marché, du marketing de la conquête et de la fidélisation des clients.

Les nouvelles réalités auxquelles font face ces organisations ont nécessité le recrutement de nouveaux employés, mais également l’abandon de certains postes et un resserrement d’effectifs dans quelques unes de leurs entités.

Le nombre d’emplois connaît néanmoins une hausse globale de 29 % en moyenne en huit ans.

 

Depuis 2010, un millier de personnes en moyenne ont changé de métier en leur sein.

Les recrutements externes ont été limités aux seuls besoins qui ne pouvaient être satisfaits par des ressources internes.

Leur nouveau statut soulève la question de celui des employés. En effet, de nombreux employés ont été recrutés après les changements de statuts de ces opérateurs publics (Orange, SFR, Paritel…) en tant que salariés de droit privés.

 

Mais, la loi ayant autorisé ces fonctionnaires à conserver un statut correspondant à leur statut d’origine au sein de l’administration des services de Postes et télécommunications, le statut du personnel fonctionnaire est en quelque sorte le principal élément de leur situation qui n’ait pas été profondément modifié en l’espace de quelques années seulement.

Il constitue, de ce fait, un point d’ancrage de la culture des télécoms des économies en mutation qui ne doit pas être ébranlé.